Bienvenue sur le site de Christos Doulkeridis
doulkeridis.be
qui suis-je ?
calle transparente
dossiers
calle transparente
projets
calle transparente
vos questions
calle transparente
se rencontrer
calle transparente
mon décodeur
calle transparente
liens
calle transparente
radio/TV
calle transparente
coups de sang
calle transparente
coups d’coeur
calle transparente
lu en kiosque
calle transparente
politico-dico
calle transparente
ecolo-dico
calle transparente
testé pour toi
calle transparente
                   
                   
                   
logo ecolo                  
Avant-première "INDIGENES" : 200 jeunes y ont participé
|

A l’occasion de la fête de la Communauté française, le Parlement francophone bruxellois que je préside a invité 200 jeunes et des associations à l’avant-première du film INDIGENES. Ce film de Rachid Bouchareb avec Jamel Debbouze, primé lors du dernier festival de Cannes, retrace l’histoire des tirailleurs africains et s’inscrit dans le programme d’éducation à la citoyenneté du Parlement.

Nous avons souhaité offrir ce film en première vision aux jeunes car l’implication de ces hommes venus d’un autre continent pour défendre nos libertés est méconnu. Beaucoup y ont perdu leur vie, tous ont été marqués par les atrocités de la guerre.

Ce film poignant met en évidence le courage de ces hommes et la solidarité qui existait entre les soldats. Qu’ils soient Français, Marocains, Américains, Anglais, Sénégalais, Belges, ... ils ont combattu côte à côte contre le nazisme.

Pour moi, il est important d’entretenir la mémoire car on a commis des choses effroyables durant cette deuxième guerre mondiale, comme dans toute autre guerre. Il est nécessaire de comprendre comment on en arrive à commettre des actes de barbaries.

Après le film, les élèves ont débattu en présence de députés et d’un historien de l’Ecole Royale Militaire. De nombreux élèves nous ont dit qu’ils ignoraient ce pan d’histoire. Ils se sont engagés à devenir des passeurs de mémoire et à transmettre aux générations futures l’histoire de ces hommes.

Depuis 1959, ces anciens combattants sont victimes d’une discriminination en voyant leur pension gelée à 60 euros par mois. Je ne peux que me rejouir de la décision prise ces derniers jours par le gouvernement français d’aligner leur pension sur celle des soldats français. Dommage qu’il ait fallu attendre la sortie de ce film grand public pour qu’une décision soit prise en ce sens.

A partir du mois d’octobre, le Parlement francophone bruxellois reprendra les visites de lieux de mémoire (Musée Juif de Malines, Fort de Breendonk, Nécropole militaire de Chastre où sont enterrés des soldats français et des tirailleurs africains) et mènera des débats citoyens au Parlement. Je proposerai prochainement au Bureau du Parlement d’inviter les écoles au film documentaire de Mourad Boucif, un jeune réalisateur belge, qui a recueilli les témoignages de ces tirailleurs africains et qui sortira le 8 novembre en salle.

Indigènes - Sortie prévue le 4 octobre en Belgique

Avant-première

ligne pointillee
Avant-première "INDIGENES" : 200 jeunes y ont participé

J’ai décidé de réagir à cet article à cause de la réaction de Jamal X. Je suis de la 3ème génération d’immigrés marocains de Belgique et je suis chaque jour de plus en plus inquiète.

Nos grands parents étaient des braves, et la Belgique ne les a pas traité dignement. C’était une autre époque, ... et pour nos grands-parents, le peu qu’ils recevaient, en contre-partie d’un déracinement et d’une vie de misère, était suffisant. C’est pour nous que c’est le plus dur, je crois. D’assister, impuissants, au sacrifice passé de nos aïeux dans le pays où nous sommes nés, notre propre pays. De voir que ce même pays les méprise et nous traite comme des étrangers, alors que c’est ce même pays qui nous a appris à lire, à écrire, à réfléchir. De voir mes frères et mes cousins, que j’ai connus gamins et qui n’avaient pourtant pas « que des moustiques dans la tête », devenir ces hommes ténébreux et inquiétants à la longue barbe et au mépris terrifiant. De voir, pire encore, ces enfants de dix ans traîner en bande au lieu d’aller à l’école, et menacer parfois des hommes de quarante ans de leur « casser la gueule s’il les regarde de travers ».

On dirait que la haine a sauté deux générations, et que tout le monde va payer. Je ne suis pas optimiste, comme beaucoup de belges d’origine qui minimisent d’après moi la situation. Je n’aime pas ces partis politiques qui présentent sur leurs listes électorales ces imbéciles qui me représentent si mal ; c’est à peine si on s’intéresse à ce qu’ils sont, du moment qu’ils peuvent servir d’alibi « multi-culturel ». Tout cela est très dangereux.

J’aime le message du film « indigènes », parce qu’il s’attaque à l’origine du problème que nous avons tous actuellement ; la façon dont nos grands parents ont été traités, pendant la guerre, et plus tard lors de la vague d’immigration en France et en Belgique. Mais le roi Hassan II n’était pas innocent non plus dans les accords bancals qu’il a passé avec ces pays.

Il faut expliquer tout ça à nos jeunes, à tous nos jeunes, il est temps. J’espère que ce film en appellera d’autres, par exemple sur la condition ouvrière des années ’60, et qu’ils permettront de construire une conscience collective et partagée, qui permettra aux uns de pardonner, aux autres de comprendre.

ligne pointillee
Avant-première "INDIGENES" : 200 jeunes y ont participé

"Encenser les ancêtres pour bafouer les descendants", n’est pas une manière de faire spécifique à écolo... C’est une manière de faire (rhétorique) de l’époque, Roland Barthe appelait ça la "vaccine". "C’est avouer une petit méfait, pour pouvoir en commettre de très gros en toute impunité..."

Si vous êtes issu de la classe ouvrière et ancien résident de "ses " quartiers, je vous l’accorde, il n’empêche que sociologiquement les militants et de nombreux électeurs d’Ecolo s’apparente aux "bobos" qui pratiquent "involontairement" la gentrification, car les bobos votent à gauche et ont des soucis environnementaux, cela réclame un certain "capital culturel"... Le devenir paradoxale de la ville de Paris est à ce sujet emblématique !

ligne pointillee
Avant-première "INDIGENES" : 200 jeunes y ont participé Réponse au message précédent - Merci d’avoir laissé votre adresse. Je pense que vous vous trompez d’ennemi. Je reste modeste sur la portée des actions que nous menons. Mais dire que nous aurions décidé d’honorer la mémoire des anciens pour mieux bafouer la dignité de leurs descendants est au moins une erreur d’analyse, sinon une insulte que j’apprécie peu. Je suis conscient que le boulot est immense. Et que chacune de nos actions est perfectible. Mais je suis fier d’appartenir à un parti qui s’est battu pour le droit de vote des étrangers au moment où ce n’était ni la mode, ni rentable électoralement. Si ces quartiers ont été oubliés (les Marolles, le bas de Molenbeek mais aussi Cureghem et la gare du Nord où j’ai grandi, et j’en passe beaucoup d’autres), c’est parce que leurs habitants n’avaient pas de poids électoral. Et aujourd’hui, je suis encore fier d’appartenir à un parti qui n’a jamais eu avec les personnes d’origine étrangère d’attitude clientéliste ou paternaliste. Ce qui n’est d’ailleurs pas non plus rentable électoralement. Henri Simons a réussi à convaincre à réinvestir tous les quartiers du centre, dont les Marolles. Ces quartiers avaient totalement été oubliés durant des décennies. Il y a encore énormément de boulot à faire. Et il y a aussi des effets négatifs, dont la gentrification dont vous parlez que nous essayons de combattre. Mais je trouve totalement injuste que cela soit sur lui ou sur Ecolo que l’on tire. Je reste à votre disposition pour poursuivre cet échange.
ligne pointillee
Avant-première "INDIGENES" : 200 jeunes y ont participé

"Fêter" les indigènes d’hier (maintenant qu’ils sont "presque" tous morts), pour mieux mépriser leur descendant (ne serait-ce que symboliquement...)d’aujourd’hui, cela s’appelle un alibi. Quand on évoque le passé, il faut toujours pouvoir le mettre en perspective avec le présent de manière la plus concrète !

Monsieur Simons, échevin de l’Urbanisme à Bruxelles-ville n’est-il pas du même parti (Ecolo) que vous ?

ligne pointillee
Avant-première "INDIGENES" : 200 jeunes y ont participé Merci d’avoir laissé ce témoignage. Mais, je regrette sincèrement que vous n’ayez pas laissé la possibilité de poursuivre l’échange. Vous signez anonymement. C’est dommage, mais c’est votre droit. Je trouve votre analyse intéressante, mais je ne vois pas ce que ça vient faire ici, ni pourquoi vous semblez m’en tenir pour responsable. Tout cela aurait mérité une petite explication. Non ?
ligne pointillee
Marolles blues L’esprit des Marolles n’est pas mort et c’est tant mieux. Le plus emblématique des quartiers populaires bruxellois montre les dents face à cette "reconquête" des quartiers centraux, qu’on camoufle cyniquement en mixité sociale (toujours à sens unique). Croyez-vous amener vos légions de bobos et de magasins branchés (antiquaires, bars et restaurants...) en toute impunité, en toute quiétude. Et qu’on chasse les "indésirables", ceux qui ne sont pas invités à vos joyeuses fiestas du capitalisme globalisé (en 1996, les revenus annuels moyens ne s’élevaient qu’à 5040 euros par habitant ici...). Et qu’ils la ferment, obtempèrent et collaborent à leur éviction des lieux. Qu’ils obéissent au doigt et à l’oeil des planificateurs urbains d’aujourd’hui, leur cynisme "revitalisateur" en bandoulière. Qu’ils acceptent le fait accompli et s’écrasent... Et bien non, ça résiste et résistera de plus belle.... Et à 500 mètres de la Grande Place, tenez le vous pour dit... Et c’est tout à l’honneur de ces habitants (4750 âmes) que vous méprisez tant et croyez "dominés" une fois encore et une fois pour toute...C’est oublier que les Marolles sont un quartier à la population frondeuse depuis bien longtemps et qu’il existe un tradition séculaire du pied de nez aux puissants du jour. Avoir survécu aux percées haussmanniennes et à l’édification du mal nommé "Palais de justice", cela en dit long sur la vitalité du lieu. Vos beaux scénarios gentrificateurs et sablonisateurs sont à réécrire... Et vous ne les réécrirez pas sans eux. Et pas contre eux...Car de vos agissements personne n’est dupe ici, à bon entendeur !
Bruxelles : de nouveaux outils pour lutter contre le chômage des jeunes
Un logement décent pour tous les Bruxellois : ECOLO organise un colloque le 15 mai
Plan TAXI
 Plus de logements adaptés
Les enfants ont pris leur place
Le 1 février, entre 19h55 et 20h, "on éteint tout"
Avant-première "INDIGENES" : 200 jeunes y ont participé
Anne Herscovici, ma tête de liste et candidate Bourgmestre à Ixelles
LOPUKHOVO : un film belge primé au 6ème festival international de Rhodes
Etopia, revue d’écologie politique
< >