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"UN TOUT NOUVEAU VIRAGE A NEGOCIER" (LE SOIR)
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Au cours de cet été, Le Soir a dressé le portrait des nouveaux ministres dans les différents gouvernements régionaux et des présidents de Parlement. Ce mercredi 4 août, je clôturais la série de ces 7 portraits. Vous trouverez ci-dessous l’article écrit par Patrice Leprince.

Boulevard du Régent, au centre de Bruxelles. A l’entrée du ministère, les marteaux-piqueurs déchirent les oreilles - ainsi qu’une partie du hall d’entrée. Deux étages plus haut, dans le bureau déserté par Françoise Dupuis (PS), Christos Doulkeridis a pris ses quartiers. Loin du vacarme. « Il paraît qu’on rehausse le rez-de-chaussée, inondé lors de chaque "visite” des pompiers. »

Ça tombe bien, le secrétaire d’Etat bruxellois au Logement sera aussi en charge du bouillant service d’Incendie et d’Aide médicale urgente. Sur le feu, un cadre linguistique en rade et un recours assuré pour chaque tentative de nomination. Tensions sociales en vue. En cas de coup dur, Christos Doulkeridis pourra toujours emprunter deux ou trois plots de béton à l’ambassade américaine voisine...

« J’espère que je serai arrosé moins vite que mes prédécesseurs, sourit-il. Pompier, c’est la sécurité, la vie, un métier qui figure parmi les plus appréciés des Belges, et pas seulement à cause du fantasme de l’uniforme. Nos pompiers sont très efficaces. Malheureusement, nous sommes victimes de la place de Bruxelles, qui ne possède aucune autonomie constitutive dans l’Etat fédéral. Alors, concernant le cadre linguistique, on a toujours joué au ping-pong dans une partie que je décrirais comme loose-loose. Aujourd’hui, il faut avancer, sortir de cette logique pour adopter des règles crédibles. Par la discussion. »

Négocier, nous voilà au cœur du sujet. De l’avis de nombreux observateurs ou acteurs des dernières tractations gouvernementales, Christos Doulkeridis s’est montré plus qu’habile dans l’art de convaincre. Ce qui ne semble pas vraiment surprendre l’intéressé.

« La négociation, j’adore ça, c’est peut-être ce que je fais de mieux, c’est mon truc. Je dirais, au risque d’en énerver certains, qu’il y a tout à fait moyen de négocier de manière durable. L’erreur serait en tout cas de résumer les négociations à un bras de fer en oubliant qu’on est tous là pour trouver des solutions. Et ça ne peut passer que par le respect des autres, même si les points de vue de départ sont diamétralement opposés. »

Et l’élu vert de rappeler le slogan comme celui d’Ecolo consacré à la contagion culturelle. « Je suis convaincu que si on adopte un comportement positif envers les autres, ceux-ci sont enclins à faire de même. Cela n’a rien de biblique, hein, c’est juste de la psychologie. »

Certaines mauvaises langues lui reprochent toutefois un caractère plutôt décidé. « Qui dit ça ? », s’agace-t-il un tout petit poil avant de préciser : « Je suis, certainement, quelqu’un d’authentique. Ce que je fais, je le fais vraiment. J’ai du caractère. Pas un mauvais caractère. » Sourire. « Il est vrai que si je me fâche, on ne l’oublie pas. Mais fondamentalement je n’aime pas du tout ça. »

Du caractère, il en faudra pour relever le défi du logement à Bruxelles, la première de ses compétences. « Parce qu’elle concerne des familles en difficulté sociale qui attendent un toit, mais concerne aussi des revenus moyens et des jeunes ménages qui sont aujourd’hui contraints de quitter Bruxelles avec l’impact que l’on connaît sur la fiscalité régionale. »

Agé de 41 ans, député depuis 1999, celui qui fut aussi président du Parlement bruxellois francophone a récolté un peu plus de 4.800 voix lors des dernières régionales. Pas mal même s’il reste loin derrière sa tête de liste Evelyne Huytebroeck (plus de 13.000 voix). Un strapontin ministériel qui pourrait ainsi donner un coup de fouet à sa visibilité. Doper sa cote de popularité. « Je continue à faire mes courses moi-même, et c’est très bien comme ça. Vous savez, quand j’ai été élu, mes parents n’ont pas fait la fête au village. Ma mère m’a juste demandé comment allait ma santé et si je n’avais pas grossi. Je ne suis sans doute pas superconnu, mais j’ai régulièrement droit à de petits signes comme cet homme que j’ai croisé l’autre jour et qui s’est retourné vers moi en disant : "Vous ne pratiquez pas la langue de bois, vous. C’est bien, continuez comme ça.” C’est comme un cadeau. »

Entre mer Egée et mer du Nord

J’ai la chance d’avoir un entourage qui m’empêche de prendre la grosse tête. Ils sont parfois limite rabat-joie, mais c’est très bien comme ça. » Les pieds sur terre donc pour celui qui est né en Belgique d’un père et d’une mère grecs contraints à l’exil.

« Après le drame de Marcinelle, l’Italie a refusé d’envoyer ses ressortissants (Le 8 août 1956, 262 mineurs ont perdu la vie au Bois du Cazier), il a fallu trouver d’autres sources d’immigration. Parmi elles : la Grèce. » Direction : le Limbourg pour Charalambos Doulkeridis. Qui travaillera ensuite dans la construction avant de devenir taximan, épicier puis vendeur sur les marchés. « Ma mère, elle s’est retrouvée dans une usine de caoutchouc, du côté de Machelen, avant de faire de la couture son métier. »

Aujourd’hui, le fiston a plutôt bien réussi. A l’heure d’endosser son costume de secrétaire d’Etat, cet autodidacte (il a arrêté ses études après avoir démarré une deuxième candi en droit) n’oublie toutefois pas d’où il vient. « J’ai toujours en moi cette image de gens qui débarquent dans un pays dont ils ne connaissent pas la langue, qui doivent se débrouiller pour gagner de l’argent, trouver un toit pour fonder une famille et offrir une éducation à leurs enfants. Mes parents ont fait de leur mieux avec une pression terrible. Je ne les ai jamais vus aller au ciné ou au resto. Ils ont travaillé sans relâche, et sans jamais faire de leur nez. Ça, c’est admirable, bien plus que mon parcours personnel, puisque moi j’ai notamment eu la chance d’aller à l’école. »

Son chemin a lui, Christos Doulkeridis l’a toujours suivi en Belgique. Mais la Grèce dont il maîtrise parfaitement la langue n’est jamais bien loin. « C’est pour moi un endroit d’émotion, comme une terre enfouie en moi. Lorsque j’y retourne, j’éprouve un sentiment positif, un peu comme quand je rencontre un Belge à l’étranger. »

C’est d’ailleurs sous le soleil grec que l’intéressé vient de partir se reposer. « Chez mes parents, à Rhodes, mais avec mes dossiers et au bout de ma connexion internet ! »

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