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Pics de pollution : Les Belges sont prêts à modifier leurs comportements et réclament des gestes forts de la part des autorités publiques
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Depuis le début de cet hiver, la Belgique a connu plusieurs pics de pollution. Un phénomène préoccupant pour notre santé et qui nous concerne toutes et tous au premier plan.

Comme le démontre une étude réalisée par Dedicated research, les Belges semblent en avoir pris conscience et se disent prêts à modifier leurs comportements. Vous trouverez en cliquant ici la totalité de cette étude pour laquelle 700 Wallons et Bruxellois ont été interrogés. En voici les grandes lignes :

-  Sur le plan de la santé et sur les causes, 77% des sondés considèrent que les pics de pollution représentent un danger pour leur santé. Cette proportion passe à 91% lorsqu’il s’agit de la santé des personnes plus fragiles, telles que les enfants ou les personnes âgées. 75% des sondés identifient clairement la voiture comme cause principale des pics de pollution.

-  Coté comportement, 68% des personnes s’engagent à diminuer leur chauffage ; 65% à adopter une conduite plus souple ; 47% à rouler moins ou à ne pas utiliser leur voiture ; 27% à opter pour le covoiturage.

-  Au niveau des mesures, 69% des personnes sondées jugent l’action des pouvoirs publics insuffisante ; 78% se disent favorables à la limitation de vitesse sur les autoroutes ; 62% à l’interdiction de circuler dans les centres-villes en cas de pics de pollution.

-  Pour lutter de manière structurelle contre la pollution de l’air, 86% des personnes sondées réclament un investissement massif dans les transports publics et 67% attendent que l’on taxe plus fortement es véhicules les plus polluants. Et 55% se disent favorables à un péage urbain.

En tant qu’élu écologiste, il m’apparaît également très important d’apporter des solutions structurelles à coté des mesures ponctuelles développées par l’actuel Gouvernement bruxellois dans le cadre du Plan Bruxell’air. C’est dans cet esprit que j’ai proposé la création de la carte Hypermobil, une carte qui permet à son utilisateur de se déplacer avec un seul outil sur l’ensemble des réseaux de transport en commun, de taxis mais également de faire usage du Thalys, du système de voiture partagée et d’acheter un vélo. Alternative à la voiture de société (qui constitue la moitié des nouvelles immatriculations en Belgique et les trois quarts à Bruxelles), cette carte serait alimentée par l’employeur ou par les particuliers, qui bénéficieraient dans ce dernier cas de tarifs préférentiels (toutes les infos sur ce projet en cliquant ici). Ce projet a séduit les différentes sociétés de transport ainsi que le monde des entreprises. Il ne reste qu’à octroyer la déductibilité fiscale pour les entreprises. Mesure qui dépend exclusivement du Gouvernement fédéral et sur laquelle ECOLO a déjà interpellé le Ministre compétent.
A côté des autres mesures proposées par ECOLO comme la création d’une vignette « Ecoscore » qui informerait les consommateurs du bilan environnemental de chaque véhicule, l’adoption d’une loi permettant aux centres urbains de créer des zones dont l’accessibilité est liée au degré de pollution d’un véhicule et l’octroi de primes valables dans tout le pays pour encourager le recours au LPG et l’installation d’un filtre à particules, la carte Hypermobil participerait à la réduction des particules fines présentes dans l’air que nous respirons et qui proviennent en partie des véhicules diesel.

Car s’il est vrai que le diesel génère moins d’émissions CO2 selon le type de véhicule, la plupart des modèles actuellement commercialisés ou présents sur nos routes et dans nos rues émettent énormément de particules fines, ces fameuses poussières noires qu’on retrouve au final sur nos façades, nos fenêtres ... et dans nos poumons. Il s’agit donc d’un problème de santé publique qui nous touche toutes et tous dans notre qualité de vie au quotidien.

Produits par la combustion du diesel, ces particules forment sans doute une des composantes les plus nocives des émissions des moteurs à combustion. Selon diverses études, la part du trafic routier dans les émissions de particules varie de 20 à 40% selon les endroits où les mesures sont effectuées. En Région bruxelloise, jusqu’à 70% des particules présentes dans l’air proviennent de la circulation motorisée.

Or un rapport commandé par l’Union européenne établit que les particules fines raccourcissent l’espérance de vie moyenne de la population d’une durée de 1 à 3 ans. Par ailleurs, les études indiquent que les particules fines contribuent à générer des maladies des voies respiratoires, des défaillances cardiovasculaires et des cancers des poumons. De nombreux spécialistes sont également convaincus que la spectaculaire augmentation du nombre d’allergies et des personnes souffrant d’asthme est étroitement - mais pas exclusivement - lié à la pollution atmosphérique. A noter que la Belgique compte 800.000 asthmatiques et que cette maladie est en progression rapide.

L’exposition aux particules fines a donc des effets extrêmement nocifs sur la santé et diminue l’espérance de vie. Une priorité doit donc être accordée à la réduction durable de cette exposition et à la diminution des concentrations. Il s’agit non seulement d’un enjeu de santé publique mais également d’un enjeu économique. Selon l’OMS, l’Europe pourrait économiser jusqu’à 161 milliards par an en réduisant la mortalité générée par les particules fines. Quant au coût du traitement des maladies qu’elles entraînent, il pourrait diminuer de 29 milliards d’euros par an. Autant de montants qui pourraient être consacrés à d’autres politiques et à l’amélioration des moyens de transport plus respectueux de l’environnement.

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