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Proportion de Bruxellois à la STIB : ça bouge dans le bon sens
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Ce mercredi 4 juin 2008, j’ai interpellé le Ministre Benoit Cerexhe au sujet des futures campagnes de recrutement annoncées à la STIB. Ces opérations constituent de formidables opportunités pour les Bruxellois de trouver des emplois de qualité dans une entreprise régionale dynamique. Il s’agit maintenant de mettre tout en œuvre afin que les personnes sans emploi de notre région puissent se préparer et postuler à ces futures fonctions. Ce n’est pas la première fois que j’interroge le Ministre au sujet de l’emploi des Bruxellois dans les administrations et structures publiques. Les réponses apportées par le Ministre sont encourageantes et témoignent d’une évolution. La STIB envisage en effet à terme d’investir dans la pré-formation, de conclure des partenariats avec les écoles techniques bruxelloises et d’approfondir sa collaboration avec Actiris. Nous sommes sur la bonne voie.

Interpellation à Monsieur Benoît CEREXHE, Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé de l’Emploi et de l’Economie.

La STIB (Société de transports publics bruxellois) a annoncé il y a 3 semaines sa volonté de recruter plus de 500 personnes en 2008 pour faire face aux nombreux départs à la retraite et au changement de génération. Dans les prochains mois, la STIB recherchera 266 ouvriers pour la filière "réseau", 95 pour la filière "technique" et deux pour la filière dîte "transervale". Elle engagera en outre 134 nouveaux employés. D’ici quatre à cinq ans, ce sont 20 pc des cadres qui devraient quitter la Stib dans le cadre des départs à la retraite. Et, à l’horizon 2012, ce sont 10 pc de l’ensemble des collaborateurs de la STIB qui seront retraités.

La STIB constitue le premier employeur de la Région bruxelloise mais n’emploie comme je l’ai déjà souligné à plusieurs reprises que peu de Bruxellois. Sur les 6 498 collaborateurs actuels, 52 pc sont Bruxellois, 32 pc sont Flamands et 16 pc sont Wallons. La STIB offre en outre une multiplicité de fonctions dont beaucoup ne requièrent que peu de qualifications et correspondent au profil de nombreux Bruxellois.

La présente campagne de recrutement et celles qui suivront les prochaines années constituent de formidables opportunités pour nos concitoyens de trouver des emplois de qualité (offrant des salaires attractifs, des possibilités de carrière, etc.) et de rééquilibrer le pourcentage de Bruxellois dans cette entreprise publique régionale. Encore faut-il que les Bruxellois soient en mesure de répondre à l’appel, qu’ils soient informés, préparés et formés à remplir ces multiples fonctions.

Mes questions sont les suivantes :

1) Combien de Bruxellois ont-ils été engagés au sein de la STIB en 2007 à l’occasion des précédentes campagnes de recrutement ? Quel pourcentage ont représenté les Bruxellois ? Quelles sont les mesures qui furent prises à l’époque par Actiris pour préparer et soutenir l’engagement de Bruxellois ?
2) Les freins à l’engagement de Bruxellois ont-ils été identifiés, et si oui, quels sont-ils et des solutions ont-elles été envisagées ?
3) Quelles sont les mesures spécifiques qui seront mises en place par Actiris en vue des prochaines campagnes de recrutement ?
4) Des formations qualifiantes, répondant aux besoins spécifiques de la STIB, sont-elles prévues ?
5) Serait-il possible de conclure une convention avec la STIB afin d’offrir des stages dans les écoles techniques et professionnelles ? Ces stages professionnalisant permettraient à de nombreux jeunes de se familiariser avec l’environnement de la STIB et permettraient de rencontrer les besoins de qualification de la société.
6) Enfin, il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec une personne désirant décrocher un poste à la STIB en tant que chauffeur de bus. En 2005, cette personne avait postulé une première fois. Elle avait réussi tous les tests d’admission mais avait finalement échoué de peu au test de conduite. On lui avait conseillé de repostuler l’année suivante (il faut en effet attendre un an entre chaque candidature), ce que ce monsieur a fait. Lors de sa nouvelle candidature (2006), il a été écarté d’emblée sans pouvoir obtenir la moindre explication. Il y a quelques mois, il a à nouveau postulé (2007). N’obtenant pas de réponses alors que la STIB recherchait activement des chauffeurs de bus, il est finalement venu me voir. Par ce biais, il a enfin pu savoir pourquoi, depuis deux ans et malgré son vif désir d’intégrer la STIB, il avait été mis de côté. Le service des ressources humaines lui a répondu que la STIB avait estimé qu’il y avait trop de périodes d’inactivité dans son parcours professionnel (près de trois années entre 2003 et 2006). N’est-il pas interpellant de voir des chômeurs bruxellois souhaitant activement retrouver un emploi dans une structure bruxelloise être écartés parce qu’ils ont été chômeurs ?

Réponse conjointe des Ministres CEREXHE et SMET

La STIB compte près de 6.500 travailleurs dont les domaines d’activités sont aussi variés que la conduite, la sécurité, les fonctions commerciales, la maintenance technique, l’engineering, l’informatique, la gestion des bâtiments, la planification sans oublier des spécialisations plus pointues telles que les techniques des lignes aériennes, la maîtrise des risques ferroviaires, la signalisation, la connaissance des équipements électroniques de plus en plus sophistiqués dans les véhicules. La STIB dispose également de fonctions liées à son rôle d’acteur de la mobilité urbaine : le marketing, l’étude de la demande en mobilité, la connaissance des besoins spécifiques des entreprises et des PME. Depuis 2000, les effectifs de la STIB ont augmenté de 15%. Chaque année, l’entreprise recrute entre 300 et 500 nouveaux collaborateurs.

La STIB investit actuellement dans la formation 2,7% de sa masse salariale et compte amplifier encore cet effort dans la limite des moyens budgétaires disponibles.

Dans les années à venir, la STIB devra faire face à un double défi lié à :

-  L’extension du réseau et l’absorption d’une clientèle en constante augmentation
-  Le départ à la retraite de 20% des cadres d’ici 4 à 5 ans.

Le Ministre de la mobilité me fait savoir que ; Le plan stratégique d’emploi à l’horizon 2011 élaboré pour répondre à cette problématique est en phase de finalisation. Sa validation par la direction générale est prévue dans les semaines à venir. Une négociation avec les syndicats aura lieu. Le plan suit les axes stratégiques définis par le contrat de gestion en tenant compte des nouveaux besoins identifiés, des gains de productivité attendu et des départs naturels. Il aborde le contexte socio-économique régional, la pyramide des âges et la transmission des compétences, la gestion des carrières et la mobilité interne, la gestion de la diversité et l’équilibre homme-femme, l’attractivité du métier de conducteur, la qualité de l’accueil et le bilinguisme fonctionnel, la participation à l’effort régional de qualification et le développement de la collaboration avec Actiris, les instituts de formation et les missions locales.

En matière de recrutement, la STIB reçoit plus de 10 000 candidatures par an dont 37% de candidatures spontanées, 33% en réponse à des annonces, 18% suite à l’organisation de Jobdays et 12% via la filière Actiris. Les informations transmises par le département recrutement aux candidats qui n’ont pas été retenus, se limitent à des informations non personnalisées pour éviter toute interprétation subjective. Les candidats peuvent cependant s’adresser au département sollicité pour obtenir des informations spécifiques.

Rappelons que le critère essentiel de recrutement est la compétence des candidats. Parmi les collaborateurs recrutés en 2007, 71% (soit 340 candidats) étaient des Bruxellois. Le frein essentiel à l’engagement de collaborateurs bruxellois se situe au niveau de la formation des candidats. Si la STIB peut difficilement se substituer aux réseaux d’enseignement, la société n’exclut pas, afin de rencontrer ses besoins, d’investir progressivement dans l’apprentissage et la préformation sous la forme de stage en entreprise. C’est dans ce sens qu’un cadre de partenariat est actuellement mis en place avec plusieurs écoles techniques.

Pour en revenir à la participation de la STIB à l’effort régional de qualification.

En décembre 2005 la STIB a lancé avec Actiris l’opération CPE sur base de mon projet pilote « 100-jeunes, expérience d’emploi formatrice dans les OIP ». Cette mesure, issue du C2E vise à mettre à l’emploi des chercheurs d’emploi de faible qualification et qui ont signés un contrat Projet Professionnel avec ACTIRIS. La STIB s’engage à former les personnes engagées dans ce cadre-ci pendant un à deux ans. ACTIRIS prend en charge le salaire brut, les cotisations patronales (ONSS/ONSSAPL), le pécule de vacances, la prime de fin d’année, etc... Grâce à cette mesure, en l’espace de 2 ans, la STIB a recruté et offert une expérience d’emploi à 110 jeunes Bruxellois faiblement qualifiés. Parmi les jeunes qui ont quittés la mesure, vingt-trois jeunes ont reçu un CDI suite à un programme de formation. D’autres ont été réorientés vers de la formation professionnelle qualifiante.

Des contacts récents ont également eu lieu avec BXL Formation, et avec une vingtaine d’écoles techniques (NL et Fr) dans le but de favoriser des partenariats en matière de formation, de stage et de recrutements prévisionnels. On signalera que le 8 juin 2006, une journée d’échange et de réflexion a été organisée par la STIB. Celle-ci a réuni tous les partenaires du secteur de l’emploi à Bruxelles.

Les contrats d’apprentissage industriels ne sont pas d’application dans les entreprises publiques telles que la STIB, sauf instauration d’un comité d’apprentissage au sein de la sous-commission paritaire, élaboration et agréation d’un programme de formation. L’instauration d’un comité d’apprentissage fait partie des réflexions en cours à la STIB, notamment et essentiellement dans le cadre du recrutement de techniciens.

Les jobs de vacances disponibles à la STIB sont ouverts aux enfants du personnel, mais pas exclusivement. La STIB recrute également des candidats étudiants qui n’ont pas de liens de parenté avec un membre du personnel. Le recrutement se fait par ailleurs via une agence d’Intérim (Randstadt).

Signalons encore la participation de la STIB à différents projets dont certains sont toujours à l’étude :

« Le projet Concerto » : La STIB analyse la possibilité d’engager à terme des candidats ne disposant pas du diplôme requis mais qui recevront une formation en interne. Cela concerne surtout les techniciens. Concrètement cela veut dire que le service formation de la STIB va prévoir des modules de bases qui n’équivaudront pas au certificat d’apprentissage officiel mais qui garantissent néanmoins une mise à l’emploi de longue durée au sein de la STIB.

Par ailleurs, des contacts sont actuellement en cours avec la commune de Molenbeek pour organiser un Jobday dans la commune et participer activement à leur projet « Cap-travail »

Monsieur Doulkeridis, je souhaite clôturer ma réponse en vous confirmant qu’une véritable collaboration s’est progressivement instituée entre la STIB et ACTIRIS.

-  Toutes les campagnes de recrutement menées par la STIB sont soutenues par ACTIRIS, et ce au moyen d’affiches exposées dans tous les locaux ouverts aux chercheurs d’emploi et en procédant à des sélections massives, surtout pour les demandes de chauffeurs de bus, tram, métro et les agents de sécurité. Entre mars 2004 et mai 2008, on recense pas moins de 150 contacts établis entre la STIB et ACTIRIS. Des concertations et une communication mensuelle des offres d’emplois sont organisées.
-  Actiris a participé de manière active aux Jobs Days spécial STIB, dont un premier Jobday commun a été organisé en novembre 2005. Actiris et la STIB ont également collaboré de manière efficace dans le cadre des engagements « Volkswagen Forest ». Un Jobday spécifique fut d’ailleurs organisé à cette occasion le 11.5.07.
-  Enfin, le Service Gestion des Employeurs d’ACTIRIS a spécifiquement affecté un de ses consultants au suivi de tous les contacts avec STIB. Ce consultant reste en contact régulier et assure le suivi et la cohérence de tout le service qui est fourni par ACTIRIS à la STIB (gestion et suivi des offres, séances d’information, sélection des candidats,..).

Des mesures spécifiques seront également mises en place par ACTIRIS en vue des prochaines campagnes de recrutement de la STIB.

-  ACTIRIS s’est en effet engagé à effectuer un traitement en profondeur et intensif de toutes les offres d’emploi futures qui serraient fournies par la STIB. Cela veut dire que pour toute offre, les candidats sélectionné(e)s seront invités par un conseiller emploi ACTIRIS à un entretien de sélection, avant d’être envoyé(e)s à la STIB.

A titre d’exemple, la STIB va proposer d’organiser des sessions d’informations pour les candidats techniciens dans le nouveau dépôt de Haren. La sélection de candidats potentiels se fera notamment sur base d’une sélection réalisée par Actiris, dans sa base de données, sur base d’une analyse de fonction définie conjointement par les deux organismes et reprenant les compétences nécessaires à l’exercice du métier.

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