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Des Belges ont commencé à sauver la planète - Alain HUBERT - Bruxelles
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Mardi 5 septembre, à 17h, j’entrais dans le bureau d’Alain Hubert, à la Fondation Polaire Internationale, à Anderlecht.
Une belle prestance, un accueil franc, et une interview passionnante sur un parcours de vie atypique. Celui d’un explorateur sensibilisé aux défis climatiques et environnementaux de notre planète qui nous crie combien il est temps de réagir. Il le fait, et soulève des montagnes, comme il les grimpe...Petit aperçu d’un grand belge qui a osé « rêver haut », et vivre ses rêves.



Avertissement : Ce texte informatif servira à la rédaction du livre "175 belges pour sauver la planète".

I. Parcours :

Alain Hubert a 15 ans lorsque mai ‘68 secoue les consciences de la jeunesse européenne. « Pour nous, ce fut comme un courant d’air qui annonçait que tout était possible. On voulait reconstruire le monde, avec nos idées bien arrêtées sur la manière de prendre notre place dans la société ».

A 18 ans, il entame des études d’ingénieur en construction à Louvain-la-Neuve. Suivent des stages d’ouvrier pour résoudre ce qu’il considère comme le véritable problème de déconnection des universitaires vis-à-vis du monde du travail. A côté de ses stages, il crée une asbl de rénovation de logements sociaux.

C’est cependant en Ardenne qu’il ira incarner ses convictions jusqu’au bout. Avec sa femme, il va vivre en communauté, accompagné de trois autres familles, et monte une coopérative de menuiserie dans les années’80, chargée notamment de la restauration du campanile de Thuin ou de la confection de mobilier sur mesure pour des designers bruxellois. Pendant 20 ans, Alain Hubert travaille comme menuisier-hébéniste au sein de cette entreprise d’économie sociale, « Cherbai », qu’il a créée avec quelques amis.

Puis, Alain Hubert s’éprend de l’Himalaya, devient guide de montagne et séjourne plusieurs mois par an au Népal, tout en travaillant par intermittence dans sa coopérative. « Je vivais en communauté, ma femme et mes enfants étaient toujours entourés, je pouvais m’absenter sans détériorer la qualité de ma vie de famille ».

Puis vient la passion du Grand Nord. Après différentes ascensions dans le massif de l’Himalaya et plusieurs raids à ski dans les pays nordiques, Alain Hubert a entrepris une première expédition polaire en 1994 avec Didier Goetgebeur : ils sont partis à pied vers le pôle nord magnétique, emportant tous leurs vivres et leur matériel sur le traîneau qu’ils tiraient chacun. Après 1100 km, un seul ravitaillement a permis aux deux hommes d’atteindre leur objectif.

En 1997, Alain Hubert a réalisé avec Dixie Dansercoer la traversée intégrale du continent antarctique, soit 3294 km à pied, à ski et à la voile en 99 jours.

En 2002 une nouvelle expédition dans l’Arctique ne lui a pas permis d’atteindre le pôle nord, entre autres à cause de l’état de la glace, dix fois moins épaisse qu’une centaine d’années plus tôt.

Alain Hubert, avec sa soif d’entreprendre, s’est alors lancé dans une nouvelle aventure : celle de faire prendre conscience à tous des dangers du réchauffement climatique, mais aussi des moyens disponibles pour que chaque individu puisse coopérer à sa manière au développement de la société dans le sens d’un développement durable. L’action éducative est pour lui fondamentale, parce qu’elle s’adresse non seulement aux adultes de demain mais également à tous les citoyens d’aujourd’hui.

Conscient que seul un changement de mentalité et de comportement peut améliorer l’avenir de la terre et de ses habitants, Alain Hubert multiplie les messages à l’adresse de ceux qu’il rencontre : la nécessaire solidarité dans les relations Nord-Sud, la remise en question du système de production dans notre société industrielle, le recyclage des déchets et mieux encore, la diminution de leur production, l’engagement de chacun dans son milieu de vie, etc.

Il ne se contente pas de belles paroles, mais travaille d’arrache-pied à la réalisation de grands projets qui lui tiennent à cœur, entre autres la construction, en Antarctique, de la future station scientifique belge et le développement de la fondation Polaire Internationale.

II. La fondation polaire internationale (IPF) :

Alain Hubert publie plusieurs livres...et au fil des expéditions, s’inquiète de la fonte des glaces. En 2002, il crée l’International Polar Fondation pour sensibiliser le public à la recherche polaire.

Préoccupée par l’influence de l’activité humaine sur le développement, celle-ci s’est fixée de nombreux objectifs, à la fois scientifiques et éducatifs. Elle propose par exemple le parrainage d’initiatives apportant des réponses constructives aux problèmes posés par le changement climatique. Elle initie par ailleurs la construction de 3 observatoires des changements climatiques, à Bruxelles, Toronto et Tokyo. Ces bâtiments qui, par le choix des matériaux et des sources énergétiques seront des modèles d’éco-construction, abriteront différents projets éducatifs et scientifiques.

III. La nouvelle station scientifique belge en Antarctique :

Elle sera la première à fonctionner entièrement à l’aide d’énergie renouvelable et, dès 2008, sera occupée par 20 personnes, 4 mois par an.

Sa construction est prévue pour l’été austral de novembre 2007 à février 2008, soit pendant l’Année polaire internationale, événement qui n’a lieu que tous les 50 ans et dont la précédente édition avait vu l’édification sur le continent antarctique de la base belge Roi Baudouin, utilisée entre 1958 et 1967. Cette base sera baptisée Princess Elisabeth.

Le projet s’inscrit dans la ligne directe du Traité Antarctique et plus particulièrement de son protocole de Protection environnementale. En 1959, la Belgique figurait parmi les douze premiers pays signataires du Traité Antarctique. Ces pays s’engageaient à renoncer à toute revendication territoriale sur ce continent. Quarante-cinq pays ont ratifié le traité.

Des expéditions effectuées sur le terrain en 2004 et 2005 ont permis d’établir la position exacte pour la construction de cette nouvelle base. Elle sera installée à l’intérieur des terres, dans le Dronning Maud Land, à 173 kilomètres de l’ancienne base Roi Baudouin, dans une zone inhabitée de plus de 1000 kilomètres.

La base sera située à quelque 4000 kilomètres de l’Afrique du Sud qui restera un point de chute important pour les missions scientifiques menées sur place. L’IPF estime que la nouvelle station pourra être exploitée pour une durée de 25 ans minimum. Elle sera occupée par un maximum de 20 personnes pendant quatre mois par an (novembre à février) et s’étendra sur une surface totale de 800 mètres carrés.

La station sera un outil de travail international partagé avec d’autres pays. Le Japon sera notamment un partenaire privilégié de la Belgique, entre autres parce que ce pays dispose d’une base située à 700 kilomètres de l’endroit où doit s’ériger la future « Princess Elisabeth ». Les premières recherches scientifiques pourront y être menées à partir de 2008. Le coût global du projet de construction de la station s’élève à 6,4 millions d’euros. Le gouvernement belge interviendra déjà pour 2 millions d’euros via le département de la Politique scientifique.

Mais les autres ministères (Affaires étrangères, Défense...) seront également sollicités. Pas moins de sept ministres sont mobilisés pour cette initiative. Le gouvernement débloquera également un montant de 1,5 million d’euros annuellement pour les années 2008 et 2009 afin de soutenir les premiers programmes de recherches qui seront menés au sein de cette base.

Pour les 4,4 millions d’euros restants, nécessaires à la construction de la base, la Fondation a lancé un appel de soutien public et privé.

IV. Futur musée polaire :

En plein centre de Bruxelles, le musée exposera entre autres l’épave du célèbre trois mâts de l’explorateur de Gerlache .

V. Récits :

Les récits des expéditions d’Alain Hubert sont publiés dans différents livres : • "L’enfer blanc",Editions Labor, 1994. • "Cent jours pour l’Antarctique. La grande traversée", Editions Labor,1998 • Chaos sur la banquise. Tentative de la traversée intégrale de l’océan arctique, Editions Labor, 2002

Plus d’infos également sur :
-  www.polarfoundation.org
-  www.educapoles.org
-  www.antarctica.org (sur les expéditions polaires)

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