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Des Belges ont commencé à sauver la planète : Sebastian MORENO - Bruxelles
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« Gaston B habite une maison passive. Son chauffage lui coûte le prix d’un café par mois. Une fiction ? Non. Et ça se passe près de chez vous ». Voilà un beau résumé de ce qu’arrive à réaliser Sebastian Moreno, administrateur de A2M, bureau d’architecture bruxellois spécialisé dans la construction passive et basse énergie à Bruxelles et en Wallonie. L’établissement scolaire passif à Nivelles, le quartier durable à Mons prévu pour 2009, c’est lui. Le bâtiment administratif CIT Blaton à Schaerbeek et la réduction de moitié de la consommation du bâtiment L’Oréal à Bruxelles-ville, c’est encore lui. Je l’ai rencontré l’an dernier dans mon bureau. Le 27 juillet pour être précis. Interview d’un des (trop) rares spécialistes en éco-construction en Belgique.

Avertissement : Ce texte informatif servira à la rédaction du livre "175 belges pour sauver la planète".

I. Comment en êtes-vous arrivé personnellement à la construction durable ?

A l’époque, j’étais « négrier » en architecture. En d’autres mots, je faisais des concours pour des gros bureaux d’architecte qui sous-traitent. Ce qui m’a permis d’accéder à de grands projets d’étude et de rencontrer des clients. Suite à un appel d’offre, j’ai remporté le premier prix pour la rénovation du siège social de la société Mercedez Benz, aujourd’hui groupe Daimler Chrysler, à Woluwe St Lambert, pour lequel j’avais décidé d’avoir une approche DURABLE. La société allemande a apprécié, au point de me demander, une fois le concours remporté, de mettre cette approche durable en pratique. En 2000, j’ai démarré ma société d’architecture A2m. Elle compte aujourd’hui une équipe de huit personnes, et déjà nombre de réalisations dans l’éco-construction.

II. Pourquoi l’éco-construction est si peu présente à Bruxelles ?

En Belgique, aucune école ne forme à cette approche globale. Mais les choses commencent à changer, grâce à des outils de mesure et de contrôle de la consommation. En Flandre tout particulièrement, architectes et ingénieurs s’engagent dès le début des travaux à ce que la construction ne dépasse pas une certaine consommation en terme de température, d’électricité, ou d’eau. Et un dépassement des normes fixées entraîne une pénalité financière allant jusqu’à 15 000€ pour une maison. Le système est bien fait, il s’agit davantage de conscientisation que de punition, puisque ces amendes sont à peine plus chères que l’investissement. Ce n’est pas encore le cas de Bruxelles, où permis et résultats finaux diffèrent, faute de contrôle.

Aussi, à l’image de la Flandre où des cours de six mois sont données depuis début 2006 aux architectes et promoteurs, L’IBGE souhaite lancer des formations à Bruxelles. Il faut dire que personne n’y connaît grand-chose... Depuis un an et demi, des conférences sont données sur le sujet, et les architectes tombent des nues !

III. Un manque de connaissances donc ?

Oui. Les architectes et ingénieurs n’ont pas une approche globale. Ils ne proposent généralement que des petits trucs comme l’installation de panneaux solaires, des chaudières à condensation, des groupes de froid... C’est impayable, et, même si c’est déjà mieux que rien, ce n’est certainement pas le plus fondamental.

IV. Quelle est donc l’approche à avoir ?

Transformer l’enveloppe du bâtiment, c’est l’essentiel ! Pour réduire énormément la consommation d’énergie - jusqu’à 85% pour le passif - c’est l’isolation, la ventilation et l’étanchéité à l’air qu’il faut prendre en compte. Le reste a beaucoup moins d’impact.

Et il n’est pas plus difficile de changer un bâtiment, qu’il soit en rénovation ou en construction. On peut rénover les châssis, la ventilation, le toit...

Or, à Bruxelles, il y a une attirance pour ce que j’appelle « le fétichisme technique », l’usage de gadgets très sympas, comme les panneaux solaires, mais cela ne constitue qu’une cerise sur le gâteau !

Prenons le bâtiment du Berlaymont. Il s’agit d’une surenchère technologique de dingue ! Une tendance high tech tout à fait inappropriée. C’est vrai qu’il consomme moins que n’importe quel bâtiment...mais à quel prix ?

Ce que je veux dire ici, c’est qu’on doit parier sur de la conception, de la physique, bien plus que sur la technologie.

V. Et en terme de coût, le passif est-il cher ?

Une étude de Test Achat en mars 2006 montre que si une maison classique coûte 100€, la maison passive coûte 120€. Donc au temps zéro oui, c’est plus cher.

Pourtant, lorsqu’on répond à un appel d’offre, on propose d’office du basse énergie ou du passif, et cela non pas en disant « on veut sauver la planète » mais bien « ça vous dirait de faire des économies sur vos factures ? ». La meilleure économie d’énergie, c’est celle qu’on ne doit pas dépenser.

Chez CIT Blaton par exemple, la facture sera rentabilisée dans 10 ans au maximum avec le passif. Et pour l’Île aux Oiseaux, le quartier durable à Mons, la consommation de chaque habitant sera équivalente à 2€...le prix d’un café !!

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