Le « contrat de squat privé » : une première
Article dans La Libre Belgique du 25 novembre 2009 rédigé par la journaliste Charlotte Mikolajczak
Un contrat d’occupation temporaire a été signé fin octobre entre des squatters et un promoteur privé. De quoi donner des idées à d’autres ?
A Bruxelles comme ailleurs, mais à Bruxelles surtout, les problèmes de logement sont dramatiques et les exemples de sans-abri investissant de force des immeubles vides sont de plus en plus courants. Sauf erreur de jugement, leurs cibles sont des bâtiments appartenant aux pouvoirs publics. Le droit au logement social n’est-il pas de leur responsabilité ?
Une de ces rares « erreurs » – l’occupation, place Morichar à Bruxelles (voir ci-contre), d’un bâtiment anciennement loué par le ministère des Finances mais appartenant à un privé – a donné lieu à diverses péripéties qui, à l’instigation de Christos Doulkeridis, secrétaire d’Etat bruxellois au Logement, se sont conclues sur l’occupation tout à fait légale d’un immeuble de bureaux vide localisé rue de Stassart, derrière la Toison d’Or. L’originalité, c’est que cet immeuble appartient non à un pouvoir public, mais à un promoteur privé. (Lire la suite…)

L’action régionale en matière de Logement pour cette législature se structurera autour des trois objectifs transversaux prioritaires suivants :
Christos Doulkeridis n’a pas mâché ses mots pour souligner l’importance du tourisme : « Le tourisme, auquel est également apparenté l’horeca, est créateur d’emplois. Il s’agit du plus important employeur de la région bruxelloise et pourtant, force est de constater que les autorités n’ont jamais estimé ce secteur à sa juste valeur, ces dernières années ! Il n’est que peu mentionné dans les déclarations gouvernementales, alors qu’à Bruxelles, il représente quelque 20 % du produit national brut ! »
L’élaboration du budget de la Commission communautaire française (CoCof) par le Gouvernement francophone bruxellois est un exercice difficile et délicat. La mauvaise situation économique joue à la fois sur les dépenses et les recettes. L’essentiel des dépenses est non seulement incompressible et récurrent mais surtout doit répondre à des besoins sociaux toujours en augmentation. L’essentiel des recettes ne sont pas des recettes propres à la Commission communautaire française mais proviennent de deux autres entités fédérées : la Communauté Française et la Région Bruxelles-Capitale. Une partie plus modeste vient de l’État Fédéral. Les paramètres d’évolution de ces recettes, établies par des lois et décrets spéciaux, ont pour la plupart une influence négative sur l’évolution de celles-ci. De plus, la CoCof subit depuis sa création un sous-financement majeur.
Bien que l’édition Belge du Guide du Routard existe depuis plus de 20 ans et consacre quelque 100 pages à la Capitale, les instances touristiques en charge de la promotion de Bruxelles, et les éditions Hachette ont décidé d’unir leurs forces pour sortir une version 2010 dédiée enfin à la Capitale de l’Europe.
Il est évident que c’est toujours agréable de pouvoir inaugurer de tels projets et de permettre ainsi à 31 familles de se loger. Car, à Bruxelles, le logement social reste une véritable préoccupation. Et il est clair que la construction de bâtiments en tant que telle éprouve de réelles difficultés à se concrétiser et ce en raison du manque de budget qui lui est attribué.