Poursuite du travail entre entités francophones

Malgré quelques tensions qui semblent apparaître dans les rangs francophones ces derniers temps, je suis  très content de la tenue, hier, de la troisième réunion du Gouvernement Conjoint inter-francophones en présence des Ministres francophones de la Région wallonne, de la Communauté française, de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Commission communautaire française. Charles Picqué, Rudy Demotte et moi-même nous réjouissons que des dossiers importants pour les synergies au sein de l’espace francophone figuraient à l’ordre du jour.

En matière de bâtiments scolaires, le Gouvernement Conjoint a premièrement confirmé le financement par la Communauté française de deux écoles supplémentaires à Bruxelles, réaffirmant ainsi le problème aigu de la pression démographique à Bruxelles qui n’est pas sans conséquence sur les besoins en offre scolaire. D’autre part, reconnaissant l’importance des besoins en nombre de places et en terme de répartition de celles-ci sur le territoire de la région, il a chargé le groupe de travail conjoint d’objectiver les besoins par une analyse des données disponibles et d’émettre des propositions d’ici la prochaine réunion:

  • possibilités d’extension des capacités actuelles des écoles
  • cadastre des bâtiments scolaires inoccupés ou sous-utilisés
  • cadastre des bâtiments et terrains pouvant être convertis en établissements scolaires
  • étude des pistes de financement de l’accroissement de l’offre scolaire à Bruxelles (Lire la suite…)

Question de campagne n°6 : d’accord pour négocier avec la N-VA après le 13 juin ?

Question posée par odedoncker via Twitter.

Cette question revient assez régulièrement dans la campagne, et encore davantage depuis que la N-VA semble battre tous les records dans les sondages préélectoraux.

Voici ma réponse et je prendrai un peu plus de temps que les 30 secondes que l’on dispose pour y répondre devant un micro.

En 2007, ECOLO avait signifié ses réserves très claires à participer à un gouvernement avec la N-VA dans la mesure où il apparaissait évident que ce parti n’était pas à la recherche de solutions équilibrées pour l’ensemble du pays. Depuis lors, le cartel que la N-VA formait avec le CD&V a été rompu, ce qui a d’ailleurs permis de constituer un gouvernement un poil plus stable au niveau fédéral (CD&V, OpenVLD, MR, PS, CDh).

A divers moments lors de cette dernière législature, des discussions ont par contre eu lieu sur le terrain institutionnel avec des représentants de la N-VA et les partis de la majorité, dont le FDF, ainsi que des partis de l’opposition, comme Groen et ECOLO. Comme chacun le sait, ces négociations n’ont aboutit à rien.

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Première table ronde numérique

Ce soir, pour la première fois, je vais réunir un groupe de personnes qui twittent et qui bloguent sur la politique et l’actualité pour une première table ronde numérique.

Évidemment, vous me direz que cela tombe à point à près de deux semaines des élections. Je vous l’accorde. Mais en même temps, il était prévu de longue date qu’après le lancement de ce blog, que j’organise des échanges à bâtons rompus avec des internautes, pour parler de ce blog mais surtout de l’actualité politique vue par le prisme d’Internet.

L’idée de cette série de tables rondes vient du fait que les politiques ont des contacts avec les gens qui bloguent et qui twittent – surtout en cette période de campagne, mais doit-on le rappeler ;-) – mais le débat ne va que rarement en profondeur. Je souhaite avoir le même dialogue, avec les mêmes personnes, mais dans un format qui permet d’aller plus loin qu’un échange de message de 140 signes ne le permet. Une table ronde de 1h30-2 h me semble être un bon format.

Vous remarquerez que je parle de « série » de tables rondes. En effet, l’événement de ce soir ne sera pas un one shot mais il va s’inscrire dans une volonté à long terme d’échanges avec les acteurs du Web. Ma volonté est d’aborder des thématiques portées par mon cabinet mais aussi de parler de l’actualité. (Lire la suite…)

Question de campagne n°5 : La position d’ECOLO sur le nucléaire est-elle dogmatique ?

Diverses questions posées via twitter

La question du nucléaire fait partie de ces débats où 99% des personnes qui s’expriment risquent de le faire sur base d’informations très déficitaires et avec des a priori dogmatiques qui n’aident pas toujours à mener un débat. J’ai conscience de ces deux données et je me donne donc pour obligation d’essayer de rester le plus prudent possible dans ma position. Vous trouverez plus loin des éléments plus techniques ainsi que des renvois à des notes plus détaillées mais voici quelques éléments de réflexion qui me semblent importants. D’abord, j’estime normal, légitime et indispensable de réexaminer la position que les écologistes ont eue sur le développement de l’énergie nucléaire au regard des nouvelles contraintes que nous devons intégrer et qui sont liées au dérèglement climatique lié, notamment, aux énergies fossiles. De fait, la question devient : peut-on se passer du nucléaire, qui semble ne pas produire les mêmes dégâts climatiques que d’autres sources fossiles d’énergie, malgré ses défauts ? Plus particulièrement pour notre pays, une deuxième question peut être posée : la Belgique qui a voté une loi sur la sortie du nucléaire en 2003 a-t-elle raison de revoir le dispositif de cette loi ou non ?

 1) Je relève d’abord que la politique du « nucléaire, non merci » portée par les écologistes sur le terrain politique depuis les années 70-80 n’a finalement plus fondamentalement été contestée dès la moitié des années 90, non seulement en Belgique, mais aussi dans la plupart des pays du monde, à l’exception notable de quelques pays ayant très massivement opté depuis des années pour l’énergie nucléaire, telle la France. Cela vaut la peine d’être rappelé : la rareté de la matière première de l’uranium et la dépendance dans laquelle elle nous place, l’impasse face à la question des déchets et l’impossibilité de garantir la sécurité de cette énergie restent totalement à l’ordre du jour malgré la recherche investie de manière ultra-massive sur ces trois enjeux majeurs en Europe et dans beaucoup d’autres pays du monde depuis plus de 50 ans. (Lire la suite…)

Politique à domicile: je cuisine, vous me cuisinez

En plein cœur d’une campagne électorale relativement calme, je viens de migrer mon blog sur WordPress, pour plus de facilités et surtout pour permettre plus d’interactivité. Alors que bon nombre de citoyens se disent lassés et de plus en plus déçus de la politique, j’ai voulu mettre en ligne ce blog dans un esprit résolument interactif et participatif. Vous pouvez me poser des questions, laisser des commentaires mais également m’inviter à venir faire la cuisine chez vous avant…de me cuisiner! 

A l’heure où les personnalités politiques utilisent de plus en plus Internet et les réseaux sociaux pour communiquer, le lancement d’un blog ne constitue plus un événement majeur. Mais il s’agit plus que d’un blog, c’est réellement un outil de dialogue avec le citoyen qui pourra régulièrement me poser des questions, m’interpeller sur des sujets qui lui tiennent à cœur en ayant la certitude que c’est bien moi en personne qui leur répondrait. En effet, parallèlement à mon actualité et aux articles de presse concernant ma politique, il est possible de m’interpeller en tant que Secrétaire d’Etat et Ministre-Président de la COCOF.

Petite nouveauté, toujours dans cette volonté d’échange, d’échange (et dans la continuité de ce qui se faisait sur l’ancien site Internet), la rubrique Politique à domicile. Je m’engage à aller à la rencontre de la personne, chez elle, avec ses amis, en famille… pour me faire cuisiner autour d’un bon repas préparé tous ensemble – et pas spécialement une moussaka. C’est aussi pour moi un clin d’oeil à ma deuxième passion. Joignons donc l’utile à l’agréable.

L’idée est ici d’aller à la rencontre des indécis mais aussi et surtout des déçus de la politique, des abstentionnistes. L’idée que les politiques sont tous à mettre dans le même sac et que voter ne sert à rien doit nous faire réfléchir et pas seulement en campagne électorale. En effet, l’initiative Politique à domicile se poursuivra bien après le prochain scrutin. (Lire la suite…)

Innocupés : le discours de la méthode

Article publié ce mardi 25 mai dans le Soir, rédigé par Francis Dubois.

Le discours de la méthode

Doulkeridis ne reste pas inoccupé. La lutte contre les « inoccupés » est revenue à l’avant-scène du débat sur la crise du logement à Bruxelles. Le secrétaire d’Etat Christos Doulkeridis en fait une de ses priorités dans un plan global pour une ville vivable et durable. Appel au privé et au public.

« Si vous ne voulez pas qu’on bâtisse partout et n’importe comment, prenez vos responsabilités par rapport à ce qui existe déjà. Avec ce qui est déjà bâti. Nous, on a les moyens de vous aider. » Dans une campagne électorale qui patine, le secrétaire d’Etat au Logement Christos Doulkeridis en revient aux fondamentaux et adresse un message clair aux pouvoirs communaux comme au secteur privé : il y a urgence face au boom démographique qui s’annonce à Bruxelles, 170.000 à 200.000 habitants supplémentaires à l’horizon 2020.

Depuis les bancs de l’opposition, Didier Gosuin (MR-FDF) a stigmatisé la semaine dernière l’inertie de certaines communes face à la problématique des logements inoccupés. Le député SP.A Fouad Ahidar en a remis une couche en rappelant que seuls 7 % des immeubles inoccupés sont taxés à Bruxelles. Christos Doulkeridis veut s’en tenir à une vision globale. « Je ne veux pas prendre le problème par le petit bout de la lorgnette. Le défi, c’est d’augmenter la surface habitable tout en préservant la qualité de vie ». (Lire la suite…)

Question de campagne n°4 : Existe-t-il une alliance pré-électorale PS/ECOLO/CDh ?

Question posée via twitter par gwelr

Ma réponse

La réponse est très claire. Il n’existe aucune alliance pré-électorale dans laquelle ECOLO serait mêlé. Ni avec le PS, ni avec le Cdh ni avec le MR et évidemment pas davantage avec tout autre parti. Il n’existe pas non plus d’accord pré-électoral avec Groen.

Question de campagne n°3 : Pourquoi Olivier Deleuze tête de liste bruxelloise à la Chambre et pas Christos Doulkeridis ?

Votre question posée via twitter par gwelr :   Pourquoi Olivier Deleuze tête de liste bruxelloise à la Chambre et pas Christos Doulkeridis ?

Ma réponse : Olivier Deleuze est certainement la personnalité politique d’ECOLO qui a le plus d’expérience nationale et internationale. Parmi les premiers élus à représenter ECOLO au Parlement au début des années 80, il a connu toutes les périodes de l’histoire du parti. Il a été parlementaire dans l’opposition, mais aussi dans la majorité en tant que Secrétaire d’Etat au sein du Gouvernement fédéral entre 1999 et 2003 où il a notamment eu l’occasion de mener les négociations relatives au protocole de Kyoto au nom, non seulement de l’Europe, mais également de l’Union européenne. Depuis 2004, il a occupé un poste clé au sein de l’ONU sur des questions relatives à l’environnement. Olivier a donc une expérience politique et diplomatique (Lire la suite…)

Questions de campagne n°2 : quel intérêt à voter pour quelqu’un en queue de liste ?

Votre question : Ah, peut-être vais-je enfin comprendre l’intérêt d’une grosse cylindrée sur une fin de liste. Je ne vois pas quelqu’un voter pour une personne qui ne siegera pas à moins d’être un peu C** ou d’être pris pour un C**. Ais-je tout faux ;-) ? (via Facebook)
Ma réponse : d’abord, malgré mon poids physique conséquent, je ne me qualifierais pas vraiment de grosse cylindrée. Je reste très largement inconnu du grand public même si j’ai une petite notoriété. Je ne m’en plains pas, je constate.
Ensuite, sur l’utilité d’être présent sur une liste en sachant que l’on ne sera pas élu : c’est le cas de 90% des candidats de la liste. ECOLO aura entre 2 et 3 élus sans doute sur l’arrondissement BHV. J’espère 3 plutôt que 2 et même plus évidemment. Les autres candidats sont là pour soutenir la liste. Chacun-e d’entre eux représente une sensibilité particulière ou un accent qui complète de définir la liste.

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Questions de campagne n°1 : ECOLO et Groen : jusqu’où ?

Votre question : Christos, n’est-ce pas un peu antinomique de défendre énergiquement les intérêts (régionaux et non communautaires) des Bruxellois (ce en quoi je vous soutiens énergiquement aussi) au sein d’Ecolo où un Nollet qualifie un Maingain d’extrémiste? Et où l’association avec Groen! n’est apparemment pas remise en question malgré le virage communautaire de ceux-ci (dès lors qu’ils ont voté ou ne se sont pas du tout opposés à la loi flamande entraînant l’application du programme néerlandophone aux écoles francophones des communes à facilités?)

Ma réponse : Merci pour la question. ECOLO a une attitude cohérente et claire depuis plusieurs années sur les questions communautaires. Nous n’avons jamais été un parti qui jetait de l’huile sur le feu linguistique. Nous avons toujours considéré essentiel d’entretenir avec les partis néerlandophones démocratiques, et a fortiori avec Groen, un dialogue franc, lucide et constructif.

Nous vivons dans le même pays et la plupart, sinon tous les problèmes que nous devons régler en tant que politiques, nous avons intérêt à les régler ensemble. Le symbole le plus important de cette dynamique est sans doute le fait que nous formons un groupe commun (Ecolo et Groen) au Parlement. Cela ne nous empêche pas évidemment d’avoir des désaccords ou des opinions différentes de temps en temps. Mais nous avons au moins un cadre pour en parler et pour essayer de rapprocher nos points de vue. (Lire la suite…)